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01.07.20 modifié le 18.04.26
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Sable émouvant… Cet artiste sculpte des animaux sur les plages

Andoni Bastarrika parcourt les plages basques pour y créer des animaux de sable très réalistes./©Andoni Bastarrika
Arpentant les plages basques depuis plus de 10 ans, Andoni Bastarrika clame son amour des animaux à travers des sculptures de sable extrêmement réalistes. Au-delà de la beauté de ses œuvres éphémères, l’artiste espagnol sensibilise ses spectateurs à la protection de la biodiversité.
Un taureau paisiblement allongé sur la plage, un dauphin chevauchant un rocher de plastique, un éléphant posant devant des serviettes et parasols. A l’approche de l’été, vous pourriez tomber sur l’un des animaux ultra-réalistes d’Andoni Bastarrika. Depuis 2010, cet artiste basque espagnol réalise de resplendissantes sculptures avec… du sable !
« Ébloui par l’esprit libre » des animaux
« Tout a démarré lors d’une journée à la plage avec mes deux filles, raconte le créateur. Nous jouions avec le sable et je leur ai fait une sirène. Je me suis découvert une passion mais, surtout, quelque chose s’est déclenché à l’intérieur de moi. Quelque chose qui s’est matérialisé avec le temps. C’était le départ d’une longue lignée de sculptures sur sable. » C’est alors qu’Andoni décide d’allier ses prouesses avec sa passion des animaux. « J’aime et je respecte énormément les animaux, confie-t-il. Je peux exprimer cela à travers mes œuvres. Ils sont vrais et uniques. Leur authenticité me fascine. Les créer m’apporte une certaine paix intérieure. D’ailleurs, je suis davantage intéressé par leur beauté que leur souffrance, leur pouvoir plutôt que leur vulnérabilité. J’aime les sculpter car je suis ébloui par leur esprit libre. »

L’éléphant de sable a demandé 2 jours de travail avant d’être terminé. / ©Andoni Bastarrika
Des heures et des heures de travail sur sable
Requin, tortue ou même des chiens passent ‘’entre’’ les mains et les outils primaires de l’artiste basques. « Tout d’abord, il me faut une bonne base de sable humide et je le compacte à la main en tapotant, décrit-il. C’est ensuite que je commence à modeler et cherche à donner vie à mes animaux. Il leur faut une expression. Quand j’y suis parvenu, j’approfondis les détails avec un bâton pointu et une simple plume. Chaque particule de sable a quelque chose à nous apprendre si on s’y intéresse. » Pour les couleurs, l’espagnol utilise parfois de la cendre, de la poudre colorée voire des fragments de glace. Cela peut prendre énormément de temps. Par exemple, l’éléphant a nécessité deux jours alors que son cheval n’a pris ‘’que’’ 12 heures de dur labeur.
Savoir respecter les animaux « pour ce qu’ils sont »
S’il souhaite avant tout mettre en avant la beauté des animaux, Andoni ne cache pas sa volonté de sensibiliser à leur protection. « Ce qui est misérable, c’est la conduite de l’être humain envers l’animal, tance l’artiste. Ils ne sont pas sur cette planète pour apprendre de la vie – comme nous les humains – mais pour nous l’enseigner. Nous ne devrions pas protéger les animaux seulement pour notre intérêt égoïste. Il faut aller au-delà, nous devons les respecter pour ce qu’ils sont. Ils représentent la dernière opportunité pour que l’être humain se reconnecte à la nature et à la planète. »
La Fondation 30 Millions d’Amis met à l’honneur le travail de ces artistes vouant leur passion pour la cause animale à travers le monde comme c’était le cas d’Ardif et ses animaux-machines, Pierre Brault et ses insectes en Plexiglas ou encore le chat super-héros de Supacat.



