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04.09.20 modifié le 18.04.26
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Des maires s’engagent pour le bien-être des animaux sauvages !

Les maires de Strasbourg, Saint-Lary et Besançon se sont engagés à mettre fin à la captivité des animaux sauvages dans leur commune. ©Zoo de l'Orangerie /Maison de l'ours /Citadelle de Besançon
Plusieurs maires élus en 2020 entendent mettre un terme à la captivité des animaux sauvages sur leur territoire. La Fondation 30 Millions d’Amis accompagne ces dynamiques locales à travers notamment la mise à disposition d’une convention destinée à aider ces communes volontaires dans leur transition.
Le renouveau a du bon ! De nombreux maires fraîchement élus en 2020 s’engagent pour la cause animale. A Besançon, à Saint-Lary, mais aussi à Strasbourg, ou encore à Nancy… les nouveaux édiles entendent sonner le glas de la captivité des animaux sauvages sur leur commune.
Les fauves de la Citadelle de Besançon
Récemment, la maire de Besançon (25), Anne Vigot, s’est engagée à ce que la Citadelle de la ville n’enferme, à l’avenir, plus aucun fauve (27/08/2020). Le Jardin zoologique de la Citadelle héberge effectivement de nombreux animaux sauvages, parmi lesquels des primates, des cervidés, des marsupiaux, mais aussi trois espèces de fauves que sont les tigres de Sibérie, les lions d’Asie et les mangoustes fauves. Or, aujourd’hui, « une nouvelle réflexion s’engage au sein du parc zoologique au vu des nouvelles connaissances en matière de condition animale, assure l’écologiste A. Vigot. A terme, les grands fauves ne seront plus présents à la Citadelle de Besançon ».
L’ours brun de Saint-Lary
Une réflexion s’engage au vu des nouvelles connaissances en matière de condition animale.
Anne Vigot – Maire de Besançon
A Saint-Lary (65), la Maison de l’Ours s’apprête, elle-aussi, à mettre un terme à la captivité de l’ours Lugo. Certes, l’établissement a été créé dans les années 80 pour faire découvrir au grand public les secrets du plantigrade, alors que moins d’une dizaine d’ours arpentaient les Pyrénées. Mais depuis, les effectifs ont été multipliés par cinq et, surtout, la captivité de la faune sauvage a révélé ses maux. Privés de leur milieu naturel, les animaux captifs développent divers troubles du comportement.
Parce que le maintien de l’ours Lugo en lieu clos et séparé de ses confrères est, à cet égard, inenvisageable, la commune de Saint-Lary, propriétaire du plantigrade, en a tiré les conclusions qui s’imposent. « Cet animal qui est en parfaite condition physique, suivi très régulièrement par un vétérinaire qualifié, va être confié, dès la fin septembre, à une structure beaucoup plus adaptée pour l’accueillir sur le long terme, et ce, dans le respect des conventions internationales relatives à la faune sauvage, confie à 30millionsdamis.fr Michel Brousse, Directeur général des services de Saint-Lary. Désormais, c’est le bien-être de l’animal qui prime ».
Les animaux sauvages des zoos de Strasbourg et Nancy
Désormais, c’est le bien-être de l’animal qui prime.
Michel Brousse – Directeur général des services de Saint-Lary
Au nord-est de la France, Jeanne Barseghian – maire de Strasbourg – et Mathieu Klein – maire de Nancy – s’inscrivent pleinement dans ce mouvement favorable au bien-être animal. A terme, le zoo de l’Orangerie (67) et le zoo de la Pépinière (54) pourraient ne plus accueillir d’animaux sauvages pour s’orienter vers des espaces animaliers à vocation pédagogique. Ainsi, à Nancy, « Les macaques de Java ont été stérilisés pour éviter l’arrivée d’une nouvelle génération ; nous continuons de leur chercher un refuge capable de les accueillir, explique sur Lorraine Actu Dahman Richter, conseiller municipal délégué au bien-être et aux droits des animaux. Nous souhaitons conserver un espace animalier avec des espèces domestiques lorraines dont notamment des chèvres lorraines, qui sont en voie d’extinction, ou encore des poules meusiennes. Le but est double : conserver ces races locales et maintenir ce lien pédagogique avec les animaux ».
La Fondation 30 Millions d’Amis participe étroitement à cette dynamique. Elle travaille actuellement à la rédaction d’une convention à destination de ces communes, afin de les accompagner dans leur démarche pour la fin de la captivité des animaux sauvages. Elle apporte également son soutien au référendum pour les animaux dont l’une des principales mesures vise à mettre fin aux spectacles avec animaux sauvages. Une démarche souhaitée par 73% des Français.


