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12.11.20 modifié le 16.04.26
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Chasseurs et agriculteurs veulent davantage de dérogations

En plein confinement, 20 départements autorisent par dérogation la chasse aux sangliers, aux cervidés mais aussi aux chamois, aux mouflons ou encore aux cormorans. ©Camera-man /Pixabay
(Avec AFP) – Comme si cela ne suffisait pas ! La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et des organisations agricoles veulent de nouvelles dérogations pour chasser pendant le confinement afin de limiter les dégâts aux cultures… De leur côté, des associations veulent attaquer certaines dérogations déjà accordées, qu’elles jugent trop larges.
Le ministère de la Transition écologique a autorisé des prélèvements de sangliers et de cervidés et « exceptionnellement » d’autres espèces chassables qui pourraient provoquer des dégâts sur les cultures pendant la durée du confinement, mais uniquement à cette fin et sur demande de l’autorité administrative. La chasse de loisirs est en revanche interdite.
La chasse au « grand gibier », jugée insuffisante par les signataires
Dans un courrier daté du 10 novembre 2020, adressé à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et au ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, la FNC, la FNSEA, Jeunes agriculteurs et les chambres d’agriculture (APCA) affirment qu' »au-delà du grand gibier, il est impératif d’avoir la même logique de régulation concernant les autres espèces qui engendrent des dégâts agricoles selon les départements« .
« Cela doit concerner toutes les espèces qui occasionnent des dégâts considérables quel que soit leur statut ; gibier ou « nuisible », poursuit le courrier. « Ces dérogations doivent être complémentaires des battues administratives décidées par les préfets« , est-il ajouté.
Une vingtaine d’arrêtés préfectoraux seront contestés
A l’inverse, les associations de protection de la nature Aspas et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) jugent que certains arrêtés préfectoraux vont trop loin et dénoncent l’attitude de certaines fédérations départementales de chasseurs qui ont mis du temps à appeler leurs adhérents à ranger les fusils.
La LPO cite l’exemple des Landes où la fédération départementale a appelé le 8 novembre « l’ensemble des chasseurs à ne plus chasser« , alors que la secrétaire d’Etat Bérangère Abba avait communiqué dès le 1er novembre sur l’interdiction de la chasse de loisir et les dérogations possibles et qu’un arrêté a été pris le 6 novembre.
L’Aspas a recensé une vingtaine de départements qui autorisent « la chasse aux sangliers, cervidés, ESOD (espèces d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts) et autres espèces« . « Le chamois, le mouflon, le cormoran nous inquiètent particulièrement« , a déclaré Madline Rubin, directrice de l’Aspas, à l’AFP. L’association, avec la LPO, compte attaquer une vingtaine d’arrêtés préfectoraux, a-t-elle fait savoir.


