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27.03.23 modifié le 18.04.26
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Colliers étrangleurs : le ministre de l’Agriculture interpellé

Un collectif d'associations demande au Ministre de l'Agriculture d'inscrire l'interdiction des colliers étrangleurs à l'ordre du jour du Sénat. © Adobestock.
Trois ONG de protection animale – dont la Fondation 30 Millions d’Amis – ont interpellé Marc Fesneau, ministre de l’agriculture, dans un courrier pour lui demander d’inscrire à l’ordre du jour du Sénat la proposition de loi visant à interdire les colliers étrangleurs.
Dans un rare esprit de concorde, l’Assemblée nationale adoptait le 16 janvier 2023 une proposition de loi portée visant à interdire l’usage de colliers étrangleurs et électriques. Avancée indiscutable pour les animaux, faisant l’objet d’un consensus presque total sur les bancs du Palais Bourbon ainsi que dans l’opinion et soutenue durant les débats par le Ministre de l’Agriculture lui-même, la mesure doit encore être approuvée par le Sénat pour pouvoir entrer en vigueur.
Une étape indispensable
Or, le texte porté par la députée de Haute-Garonne Corinne Vignon (Renaissance) n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour du palais du Luxembourg. Pour rappel, une telle inscription est indispensable pour que la proposition de loi soit examinée, puis éventuellement votée. L’inscription à l’ordre du jour des débats parlementaires est largement dominée par le Gouvernement, qui en dispose librement la moitié du temps ; l’autre moitié étant répartie entre les différents groupes politiques qui composent le Sénat. C’est pourquoi les associations (Fondation Brigitte Bardot, LFDA et Fondation 30 Millions d’Amis) s’adressent directement au Ministre de l’Agriculture.
Il lui est rappelé que l’interdiction des colliers étrangleurs, revendiquée de longue date par les acteurs de la protection animale, est soutenue par les représentants des différents corps de métier concernés par son utilisation : vétérinaires, éducateurs canins, forces de l’ordre. Il est aussi souligné que 75 % des français estiment, dans un sondage (IFOP, mars 2023), que le gouvernement n’en fait pas assez pour la protection animale. Pousser cette mesure simple et consensuelle serait donc aussi une opportunité pour le gouvernement de faire valoir son action en la matière.


