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13.02.19 modifié le 17.04.26
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Chien tué d’une balle dans la tête : le propriétaire condamné à 18 mois de prison ferme

Un jeune chien avait succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans la tête par son propriétaire. Illustration. / ©Fotolia-Eric
En raison du passé judiciaire à son actif, l’homme qui avait tué son chien d’une balle dans la tête à Aubin (Aveyron) a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme, plus de 11 000 euros d’amende et une interdiction de posséder un animal. La Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile au procès.
Rien n’effacera la mort atroce de Nestor, un beauceron laissé pour mort par son maître qui venait de lui loger froidement une balle dans la tête. Mais son tortionnaire ne sera pas resté impuni ! Déjà poursuivi pour d’autres faits, le tribunal de Rodez l’a condamné à une peine de 18 mois de prison ferme, 11 700 euros d’amende et une interdiction de posséder un animal (12/02/2019). « Dans cette affaire, la justice a tenu compte de l’atrocité des faits, mais aussi de la dangerosité du prévenu et de ces antécédents judiciaire », rapporte Me Xavier Bacquet, avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis.
L’atrocité des faits
Le jeune beauceron croisé malinois de 18 mois avait été retrouvé dans un piteux état, avec collier et laisse, par une promeneuse et ses deux chiens dans une forêt près d’Aubin (Aveyron), en octobre 2018. Blessé, l’animal a été immédiatement emmené par les pompiers chez le vétérinaire : « Il ne déglutissait pas lorsqu’on lui donnait à manger et à boire, a confié la praticienne à 30millionsdamis.fr. Vu qu’il présentait un œdème au niveau du crâne et des vertèbres cervicales brisées, nous avons fait une radiographie. C’est là que nous avons découvert la balle… » Une balle de calibre 22 qui conduira le docteur vétérinaire à abréger les souffrances de l’animal.
Choquée, c’est elle qui déposera plainte. L’enquête conduira au propriétaire de Nestor, un jeune homme de 29 ans déjà recherché pour ne pas avoir purgé une peine d’emprisonnement pour incendie volontaire.
La Fondation 30 Millions d’Amis partie civile au procès
Alertée par cette affaire, la Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile au procès et représentée par l’intermédiaire de son avocat. « Sa seule justification à cet acte d’une cruauté inouïe a été de dire que le chien était ‘’dangereux’’, a réagi Me Xavier Bacquet à propos de l’auteur des faits. Ce n’est quand même pas une raison pour tirer une balle dans la tête d’un animal… Qu’il dise qu’il ne pourrait pas tuer un lapin, la question n’est pas là. Le fait est qu’il a tué son chien. Les faits sont là dans toute leur horreur. »


