Recherche

AccueilActualitésNos articles

Condamnée pour avoir laissé so...

Actualités

20.02.19 modifié le 17.04.26

107,9k vues

Condamnée pour avoir laissé son chien affamé, piégé entre un volet et une vitre

Sauvé de justesse, le jeune dogue argentin a subi l'oubli, l'enfermement et la faim. © DR

Un mois de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction de détenir un animal : c’est la peine prononcée contre une femme qui avait laissé son dogue argentin enfermé entre le volet et la vitre, en Seine-Maritime. D’une maigreur extrême, l’animal avait été sauvé in extremis d’une mort certaine. La Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile au procès.

Totalement délaissé, nié dans son existence même… Paco vivait prisonnier entre le volet et la vitre d’une fenêtre – soit un espace de 20 centimètres de largeur environ – à Bolbec (76). Pendant plusieurs jours d’affilée, au milieu de ses excréments, le jeune dogue argentin ne pouvait ni bouger, ni manger, ni boire ! D’une maigreur extrême (23 kg au lieu de 40-45 kg), son état de cachexie l’aurait conduit à la mort s’il n’avait pas été secouru in extremis.

Pris en charge en urgence, le pauvre Paco a reçu un traitement pour tenter de récupérer du poids – condition indispensable à sa survie. La Société bolbecaise de protection animale, à laquelle il a été confié, avait déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance du Havre pour mauvais traitements et sévices graves. La Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile au procès.

Couvert de plaies, le pauvre animal avait sombré dans un oubli absolu

Paco souffrait de multiples plaies non soignées, preuves de l’oubli absolu dans lequel il avait sombré aux yeux de ses propriétaires. Ces derniers, qui le détenaient depuis l’âge de 2 mois, ont accepté de le céder à l’issue de la saisie. La femme, osant affirmer qu’elle avait « autre chose à faire » que de s’occuper du chien, rejetait la faute sur son ex-compagnon qui lui-même la mettait en cause.

La peine proposée par le parquet dans la procédure de « plaider coupable » (reconnaissance préalable de culpabilité), homologuée par le tribunal (19/02/2019), est d’un mois de prison avec sursis et de 5 ans d’interdiction de détenir un animal. Acceptée par la femme, cette sanction a toutefois été refusée par le mari qui sera donc jugé au tribunal correctionnel au mois d’avril. « Au regard de la gravité des faits, une interdiction à vie de détenir un animal aurait été justifiée », déplore Me Eva Souplet, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Note : L’article 521-1 du Code pénal sanctionne jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux. La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour que les peines encourues soient plus sévères.

Les actualités liées