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21.03.19 modifié le 17.04.26

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Le cauchemar des cailles pondeuses dévoilé en vidéo

Entassées dans de petites cages à 80 par m², les cailles deviennent agressives, perdent leurs plumes et souffrent de différentes maladies, allant de l'infection jusqu'à la tumeur. © L214 - Éthique & Animaux

Cadavres au sol, cages surpeuplées, membres déformés, blessures… La nouvelle vidéo de L214 (21/03/19), tournée dans un élevage de la Drôme, dévoile l’horreur qui se cache derrière les œufs de caille produits en France. 30millionsdamis.fr s’est entretenu avec Sébastien Arsac, cofondateur de L214.

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Après avoir révélé les terribles conditions d’élevage et d’abattage des cochons, des chevaux, des poulets, des poules ou encore des lapins, l’équipe de L214 s’est infiltrée en décembre 2018 dans les bâtiments d’une exploitation de 213 000 cailles appartenant à l’entreprise Drôme Cailles, dont les œufs alimentent la grande distribution, notamment les magasins Cora, Carrefour et Intermarché.

Les cailles vivent entassées dans des cages surpeuplées – plus de 80 cailles par m2 – et tapissées d’excréments. Si les mâles sont éliminés pour la plupart à la naissance, les femelles destinées à pondre des œufs – jusqu’à 300 par an, contre 7 à 14 pour les cailles sauvages – sont exposées à un éclairage artificiel, allumé entre 16 et 18 heures par jour afin d’accélérer la ponte. Déplumés, les fragiles volatiles portent les stigmates de l’agressivité causée par leur sélection génétique.

Des oiseaux migrateurs privés de leurs besoins essentiels

« A l’état sauvage, ce sont des oiseaux migrateurs qui parcourent des milliers de kilomètres, et qui ont besoin de construire leurs nids et de prendre des bains de poussière, explique Sébastien Arsac, cofondateur de L214, à 30millionsdamis.fr. Les cailles pondeuses d’élevage partent à l’abattoir au bout de 6 mois, sans jamais avoir vu un brin d’herbe ni le moindre rayon de soleil ». Tumeurs, déformations, maladies de peau et infections dues à l’insalubrité sont fréquentes.

 « Quand on pense aux cailles, on a l’impression que c’est une petite filière. Or, 50 millions de cailles sont abattues en France chaque année, soit plus que les poules, précise Sébastien Arsac. Si un véritable mouvement est en cours pour les poules pondeuses, avec plusieurs enseignes de grande distribution engagées à ne plus commercialiser d’œufs issus des élevages en batterie à l’horizon 2020-2025, aucune alternative n’a été proposée pour les cailles. »

Aucune alternative à l’élevage en batterie

L’association rappelle qu’aucune réglementation spécifique n’encadre cette production, et que 100 % des cailles pondeuses sont élevées dans ces conditions – aucune filière alternative n’existant pour ces volatiles, contrairement aux poules. Une situation d’autant plus inacceptable que 83 % des Français se disent favorables à l’interdiction de l’élevage intensif (Sondage Fondation 30 Millions d’Amis / Ifop 2019).

« Les œufs et la chair de caille ne sont pas des produits de nécessité, rappelle Sébastien Arsac. Nous demandons à chacun de cesser d’acheter ces produits, et aux distributeurs et à la restauration de s’en détourner. Ce genre d’élevage n’est pas tolérable, et devrait être rangé au musée des horreurs ».

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