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21.03.19 modifié le 17.04.26
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Trois écoles de tauromachie autorisées en justice à poursuivre la formation des mineurs

© Juan Aunion
Marseille, 20 mars 2019 (AFP) – La Cour administrative d’appel de Marseille a autorisé trois écoles du sud-est de la France à poursuivre la formation de mineurs à la tauromachie, en rejetant la demande d’une association anti-corrida de l’interdire, dans un arrêt rendu public mercredi.
Débouté en première instance en 2016, le Comité radicalement anti-corrida (CRAC Europe) avait fait appel pour réitérer sa demande de contraindre les préfets du Gard, de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône à « faire interdire les écoles de tauromachie de Nîmes, Béziers et Arles pour les mineurs« .
Une barbarie autorisée au nom de la tradition
« Les sévices graves ou actes de cruauté sur les animaux ne peuvent recevoir la qualification d’infraction dès lors qu’ils s’inscrivent dans des courses de taureaux dont l’organisation répond à une tradition locale ininterrompue« , or « il est constant qu’il existe une telle tradition » dans les trois villes concernées, a notamment jugé la cour d’appel dans son arrêt consulté par l’AFP. Le CRAC avait dénoncé des écoles proposant « à des jeunes de sept à 20 ans une activité dangereuse qui, de plus, les expose à la maltraitance animale« . Trois des quatre écoles taurines françaises sont situées dans le Sud-Est, à Arles (Bouches-du-Rhône), Béziers (Hérault) et Nîmes (Gard).


