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30.04.19 modifié le 17.04.26

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Ils créent une maison de retraite pour chiens-policiers

Avec son projet de maison de retraite pour chiens-policiers, Stéphane De Mendonsa espère donner l'exemple./ ©Un projet pour Erros

Deux policiers de l’unité canine de Marseille (Bouches-du-Rhône) se sont lancés dans la création d’une maison de retraite pour chiens-policiers, destinée à accueillir les animaux au caractère difficile. Leur espoir ? Que cette idée fasse des émules au sein des brigades cynophiles françaises. 30millionsdamis.fr a échangé avec les initiateurs du projet.

L’idée est née de sa propre expérience. Stéphane De Mendonsa, conducteur cynotechnicien de la brigade canine de Marseille (13), a été confronté au devenir de son propre chien quand celui-ci a dû être mis en retraite. Réformé en 2014, son malinois n’a pas trouvé de famille d’accueil en raison de son caractère difficile, probablement symptomatique d’un passé douloureux.

« Erros éprouvait des difficultés face au changement, explique Stéphane De Mendonsa. Peu de gens pouvaient l’approcher. C’est un chien hyperactif. Moi, il m’a accepté. » Mais la situation personnelle du policier ne lui permettait pas d’accueillir son compagnon canin chez lui quand l’heure de la retraite a sonné : « Je ne pouvais pas le récupérer à la maison car j’ai déjà deux chiens. C’est là que j’ai pensé à un projet de maison de retraite, adaptée à ces cas plus difficiles. »

« Si d’autres brigades faisaient la même chose, ce serait une belle réussite. »

A nous de leur rendre 100 fois ce qu’ils nous ont donné.

Stéphane, policier de l’unité canine de Marseille

L’administration n’étant pas insensible à cette démarche, un terrain est mis gratuitement à disposition. Une cagnotte est alors lancée : « Nous avons démarché énormément de monde pour avoir les meilleurs prix afin de construire cinq boxes parfaits pour les chiens, évoque Cédric Goulard, co-équipier de Stéphane et co-initiateur du projet. On estime à 40 000 euros le coût de ces installations. Une véritable solidarité s’est enclenchée. » La cagnotte atteint actuellement 26 000 euros.

Ce type de structure, qui existe dans d’autres pays européens, notamment ceux du Nord, resterait unique en France. C’est pourquoi ses fondateurs veulent donner l’exemple. « La priorité, c’est l’accueil de nos chiens retraités, affirme Cédric. A plus long terme, nous espérons que cela fasse réagir sur la situation des chiens réformés qui montrent un excès de caractère. Si d’autres brigades faisaient la même chose, ce serait une belle réussite. »

Erros à leurs côtés, Stéphane et Cédric mettent tout leur cœur pour mener à bien ce projet. « Tous les chiens méritent d’être traités dans le plus grand respect, rappelle Stéphane. Comme on dit, il n’y a pas de mauvais chiens mais des mauvais maîtres. A nous de leur rendre 100 fois ce qu’ils nous ont donné. » Après des années de bons et loyaux services, ces chiens qui sauvent des vies ont effectivement mérité une belle retraite.

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