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23.06.23 modifié le 16.04.26
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Trois hommes interpellés pour avoir empoisonné un loup dans la Drôme

Trois hommes seront jugés le 12 décembre 2023 en correctionnelle pour avoir empoisonné un loup et dissimulé son cadavre. ©AdobeStock (photo d'illustration)
Trois hommes, dont un référent loup local, ont été interpellés dans la Drôme et placés sous contrôle judiciaire, soupçonnés d’avoir empoisonné un loup, espèce protégée, et dissimulé son cadavre en l’enterrant, selon le parquet de Valence. Une interpellation que salue 30millionsdamis.fr, tant il est rare que les auteurs soient identifiés.
Les trois hommes seront jugés le 12 décembre devant le tribunal correctionnel de Valence, pour destruction et transport illicites d’espèces protégées, et usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques, a précisé le procureur de la République de Valence, Laurent de Caigny, dans un communiqué.
Le 4 mars 2022, un cadavre de loup avait été découvert à Crupies (Drôme), mais l’alerte n’avait été donnée que plusieurs jours plus tard. Lorsque les agents de l’Office français de la biodiversité s’étaient rendus sur place, le cadavre n’était plus là, a expliqué le parquet. Une enquête avait été ouverte et il faudra attendre le 22 juin 2023 pour que, sur la base d’un renseignement obtenu dans une autre enquête, trois personnes ont été interpellées.
L’un des suspects était référent loup du réseau piloté par l’OFB !
En garde à vue, les suspects ont avoué avoir empoisonné un gigot qu’ils ont placé sur « leurs terres » et que le loup a mangé. Ils ont ensuite enterré son cadavre. »Un des gardés à vue était référent loup/lynx local du réseau piloté par la direction départementale des territoires et l’Office français de la biodiversité« , a précisé le procureur. L’homme a admis avoir rejoint ce réseau « pour l’infiltrer en vue d’obtenir des informations destinées au suivi et la préservation de ces espèces. » Dans l’attente de leur jugement, les trois hommes ont été placés sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation de consigner au total 4.200 euros.
Il est rare que les auteurs de ce type d’acte soient identifiés. En juin 2022, le parquet d’Alvertville (73) avait dû
(Avec AFP)


