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Sauvetage

22.03.24 modifié le 18.04.26

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14 chiens maltraités enfin libérés

Un combat de près de trois ans qui connaît enfin son épilogue. En 2021, la Fondation 30 Millions d’Amis a reçu un signalement concernant des chiens maltraités dans la commune de l’Escale (04). Lydia et son mari, enquêteurs pour la Fondation, s’étaient rendus sur place : « C’était atroce, il y avait des chiens attachés avec des longes d’1m50, placés dans des fourgons grillagés… », explique-t-elle à 30 millionsdamis.fr.

Conditions insalubres, sous-alimentés…

Les animaux vivaient dans des conditions insalubres. Certains d’entre eux restaient enfermés dans des chenils sans eau, ni nourriture adéquate. D’autres étaient confinés dans des camionnettes, visiblement sous-alimentés. Les services de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP) avaient été alertés à l’époque.

Sans nouvelles, nos enquêteurs se sont ensuite rapprochés de la gendarmerie de Château-Arnoux qui a pris en charge le dossier en 2022, à la suite d’un nouveau signalement. Le contact entre les gendarmes et le détenteur des chiens a été « difficile », celui-ci se montrant « agressif et menaçant ». « Apparemment expulsé de plusieurs endroits auparavant, il vivait dans un terrain sans maison et dormait dans sa voiture », précise Lydia. Pour venir en aide à ces chiens, un troisième enquêteur a rejoint le couple.

« Nous, enquêteurs, on ne lâche pas ! »

La Fondation 30 Millions d’Amis a déposé une plainte le lundi 18 mars 2024. Deux jours plus tard, une opération de saisie était menée dès 8 heures du matin par les gendarmes, accompagnés des enquêteurs. En l’absence de leur détenteur, les 14 chiens, « âgés de 8 mois à 10 ans pour les plus vieux » selon les bénévoles, ont tous été récupérés et placés dans des refuges des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, et de l’Isère. L’individu a été interpellé le jour-même et placé en garde à vue.

« Les procédures comme ça, c’est toujours compliqué, souffle Lydia. Le fait qu’il y ait maintenant des référents maltraitance animale dans les gendarmeries, ça a peut-être facilité les choses. Nous, enquêteurs, on ne lâche pas ! Je passais souvent devant l’endroit où étaient retenus les chiens et je me disais, un jour on les sauvera ! On y arrivera… » Mission accomplie.

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