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23.04.26
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Protection des oiseaux marins: des ONG annoncent une action en justice contre la France

Trois associations de défense de la nature ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat, estimant que les autorités françaises ont manqué à la protection des oiseaux marins face aux activités de pêche. Selon ces ONG, le pays pourrait afficher enregistrer des niveaux de prise d’oiseaux marins les plus élevés d’Europe.
Trois associations de défense de l’environnement ont annoncé mardi 21 avril 2026 avoir déposé un recours devant le Conseil d’État contre les autorités françaises afin « d’exiger la bonne application des lois européennes » sur la protection des oiseaux marins. ClientEarth, Sea Shepherd France et Défense des Milieux Aquatiques estiment dans un communiqué que « la France n’a pas mis en oeuvre ses obligations de collecte des données ni les mesures pour réduire les captures, en infraction », selon elles, avec la législation européenne. « Chaque année, des dizaines de milliers d’oiseaux marins sont tués au large des côtes françaises à cause d’engins de pêche, capturés lors de pêcheries ciblant notamment le merlu, le bar et le thon », affirment les associations. Selon elles, « cette catastrophe reste largement invisible, car la plupart des oiseaux marins noyés et rejetés coulent sans même s’échouer sur les côtes », mais « des extrapolations scientifiques » suggéreraient « que la France pourrait afficher les niveaux de captures d’oiseaux marins les plus élevés d’Europe ». Elles se réfèrent à une étude de 2024, publiée dans la revue de la société zoologique de Londres.
Des dizaines de milliers de captures accidentelles
Selon ces travaux, les activités de pêche françaises, particulièrement actives dans une zone à risque dans l’Atlantique, seraient responsables de la capture accidentelle d’environ 34.000 oiseaux marins par an. Des estimations qui s’élèvent à 21.000 pour la Pologne et 20.000 pour le Portugal. Les auteurs soulignaient toutefois que ces chiffres, basés sur des extrapolations, sont probablement sous-estimés faute de données de surveillance systématiques. Parmi les espèces potentiellement touchées, les associations mentionnent le guillemot de Troïl, un oiseau qui ressemble au petit pingouin.
(Avec AFP)


