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23.05.18
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Un monument en hommage aux animaux victimes de la guerre ?

Chevaux, ânes, chiens, pigeons… ils furent des millions à être réquisitionnés et utilisés durant les 2 guerres mondiales. Avec 29 autres associations, la Fondation 30 Millions d’Amis demande à la ville de Paris la création d’un monument qui leur rende hommage.
Une très large majorité favorable
A l’initiative de l’association Paris Animaux Zoopolis, la Fondation 30 Millions d’Amis et 29 autres associations de protection animale, ont écrit une lettre à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour réclamer la création d’un monument dans la capitale qui rendrait hommage aux animaux de guerre morts sous le commandement français, en particulier pendant la Grande Guerre (15/05/2018). Une initiative souhaitée par une très large majorité d’Internautes : un sondage publié sur le compte Twitter de la Fondation 30 Millions d’Amis, montre qu’ils sont 93 % à demander qu’un monument soit érigé en leur mémoire.
A partir du 22 mai 2018, l'Assemblée nationale débattra sur l'expérimentation de la #vidéosurveillance dans les #abattoirs. Êtes-vous pour ou contre cette mesure ?
— 30 Millions d'Amis (@30millionsdamis) 21 mai 2018
Peu de monuments existants dans l’hexagone
Aujourd’hui, en France, il n’existe que peu de monuments édifiés en hommage à ces animaux (Saumur, Neuville-les-Vaucouleurs…) dont certains ont été financés par des pays étrangers comme celui de Pozières (80) par l’Australian War Animal Mémorial Organisation ou de Couin (62) par la Western Front Association de Grande-Bretagne. Pourtant, dans le monde, plusieurs capitales (Londres, Canberra, Ottawa) ont consacré un mémorial aux animaux morts à la guerre. « A Londres, le monument dédié aux animaux tombés sous les drapeaux est magnifique et l’inscription « Ils n’avaient pas le choix » s’applique autant aux soldats qu’à leurs compagnons, explique Reha Hutin. Depuis la nuit des temps, ajoute-t-elle, nos destins et ceux des animaux, sont intimement liés. Jamais ils n’ont été absents de notre univers aussi cruel soit-il. Ils ont combattu dans toutes nos guerres sont tombés sur les champs de bataille auprès des soldats, et à leurs côtés, ont droit aux honneurs posthumes. »
* Source : Ouvrage « Bêtes de Tranchées » de l’historien Eric Baratay.


