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17.04.19 modifié le 17.04.26

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Abattoirs mobiles : l'expérimentation est lancée pour quatre ans

L'abattage des animaux sur le lieu de leur élevage, un souhait exprimé par une majorité de Français (82 % selon un sondage 30 Millions d'Amis/ Ifop - 2019). ©Pixabay

Paris, 16 avr 2019 (avec AFP) – La création d’abattoirs mobiles, au plus près des fermes d’élevage, dans le but de réduire le transport et la souffrance animale, va être possible, après la publication mardi au Journal officiel d’un décret autorisant son lancement sur une base expérimentale de quatre ans.

« Cela fait des années que nous nous battons pour que les abattoirs se rapprochent des lieux d’élevage. Enfin, un 1er pas encourageant ! se félicite Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Espérons que ce qui n’est pour l’instant qu’une expérimentation puisse perdurer, et que l’on satisfasse aussi nos demandes concernant la vidéosurveillance à l’intérieur des abattoirs. »

Selon le sondage 2019 de l’Ifop pour la Fondation 30 Millions d’Amis, plus de 4 Français sur 5 (82 %) se disent favorables à ce que les animaux d’élevage soient désormais abattus sur le lieu de leur élevage par des professionnels.

« Nous sommes convaincus que ce laps de temps sera à même de convaincre de l’utilité de tels outils et de la nécessité de faire évoluer définitivement la réglementation« , s’est réjoui le syndicat agricole Confédération paysanne qui a beaucoup milité en faveur de la création d’abattoirs mobiles. Le syndicat s’est félicité du texte qui permettra un fonctionnement « durable » de ces structures sur tout le territoire « comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Suède« .

Une étape clé vers la suppression du transport des animaux

Cela fait des années que nous nous battons pour que les abattoirs se rapprochent des lieux d’élevage.
Reha Hutin

La parution de ce décret constitue une « étape-clé » pour la relocalisation des filières et « la réduction« , « voire la suppression du transport de nos animaux« , a souligné la Confédération paysanne.

Plus d’une vingtaine de groupes paysans sont actuellement en train de préparer la mise sur pied de formes novatrices d’abattage autour de trois pistes différentes : soit des « camions réalisant toutes les étapes d’abattage sur une ferme, ou un lieu de rassemblement« , soit un « caisson mobile pour la mise à mort des animaux en ferme« , avec ensuite « le transport des carcasses en peau vers un abattoir de proximité » pour la découpe, ou encore « la reprise et la création d’abattoirs fixes par les acteurs des filières locales« .

Pour obtenir un agrément, un dossier à remplir

Le décret est rattaché à la loi Alimentation (Egalim) votée le 30 octobre dernier pour restaurer l’équilibre commercial dans le secteur agricole et alimentaire. La mesure fera l’objet d’une évaluation, de sa viabilité économique d’une part, et de son impact sur le bien-être animal, d’autre part. Les résultats seront transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme, précise le texte de la loi Alimentation (Egalim).

Pour obtenir un agrément, les candidats à la création d’abattoirs mobiles devront remplir un dossier dont la « composition est fixée par arrêté du ministre de l’agriculture » comportant « un engagement de signer un protocole permettant des inspections sanitaires et des contrôles et de communiquer les informations nécessaires à l’évaluation de l’expérimentation au bout de quatre ans« , indique le décret.

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