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09.04.20

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Chats et chiens échappent à la liste des animaux comestibles en Chine : un changement des mentalités ?

Si la population chinoise – notamment les plus jeunes – se détournait déjà de la viande de chien, il restait encore à officialiser cet important changement sociétal. ©Francesco Grizi /unsplash

(Avec AFP) – Les chats et les chiens, dont la viande est consommée par une minorité de Chinois, ont été exclus pour la première fois d’une liste officielle des animaux comestibles qui doit faire l’objet d’une règlementation de Pékin. La Fondation 30 Millions d’Amis se réjouit de cette nouvelle, qui manifeste peut-être un changement de mentalités durable en Chine !

Le texte, soumis à commentaires jusqu’au 8 mai, a été publié mercredi par le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales. Il énumère une liste d’animaux pouvant être élevés pour leur viande, leur fourrure ou à des fins médicales. Les chiens et les chats n’en font pas partie.

Une opposition croissante de la population chinoise

La consommation de leur viande n’est pas illégale en Chine, mais elle reste extrêmement minoritaire et suscite une opposition croissante de la population. « C’est la première fois que le gouvernement chinois stipule que les chats et les chiens sont des animaux de compagnie et non destinés à la consommation », s’est félicitée jeudi dans un communiqué l’association américaine Humane Society International (HSI).

« Toute la mobilisation et le travail de sensibilisation des associations de protection animale locales et internationales semblent porter leurs fruits, veut croire Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Chaque pas en avant est une petite victoire… Même si la tâche reste encore immense. »

Chaque pas en avant est une petite victoire.
Reha Hutin

L’association HSI estime de son côté que 10 millions de chiens sont tués chaque année en Chine pour leur viande. Des milliers de canidés sont notamment abattus durant le festival de la viande de chien de Yulin (sud), dans des conditions jugées cruelles par les défenseurs des animaux, les quadrupèdes étant battus à mort voire ébouillantés vivants.

Cette décision intervient après l’interdiction en février du commerce et de la consommation d’animaux sauvages, une pratique suspectée dans la propagation du nouveau coronavirus. Le commerce d’animaux sauvages avait également été interdit lors de la crise du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, un coronavirus dont la transmission avait également été liée à la consommation d’animaux sauvages. Mais ce commerce avait rapidement repris.

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