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10.07.25
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Braconnage: cinq personnes, dont le milliardaire Olivier Bouygues, jugées en mars 2026

Des carcasses d'oiseaux protégés, dont des faucons crécerelles, ont été découverts par les enquêteurs lors d'une perquisition au domaine de Sologne. / ©AdobeStock
Le milliardaire avait été placé en garde à vue mercredi 9 juillet 2025, dans le cadre d’une enquête ouverte après des suspicions de destruction d’espèces d’oiseaux protégées sur un domaine de chasse situé en Sologne. Plusieurs cadavres d’animaux ainsi que des sangliers en captivité avaient été découverts lors d’une perquisition.
Cinq personnes, dont le milliardaire Olivier Bouygues, sont convoquées devant le tribunal correctionnel d’Orléans en mars 2026 dans le cadre d’une
Armes et pièges pour animaux saisis
Début juin, le « parquet d’Orléans a ouvert une enquête sous les qualifications d’atteinte illicite en bande organisée à la conservation d’une espèce animale protégée ou à son habitat et de destruction, transport et détention illicites d’une espèce animale non domestique » après la dénonciation de destructions d’oiseaux protégés par une personne souhaitant garder l’anonymat. Les faits se sont déroulés sur un domaine de chasse de 600 hectares situé à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) et appartenant à Olivier Bouygues, fils du fondateur du groupe de BTP, de télécoms et de médias, avait indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP.
Lors d’une perquisition conduite début juin, « les enquêteurs ont découvert dans un charnier des carcasses d’oiseaux protégés (notamment faucon crécerelle, grande aigrette, busard, buse variable, grand cormoran) », précise jeudi le communiqué commun. « Du matériel prohibé (armes, pièges à mâchoires, outils), des documents listant les espèces à éliminer et une pelleteuse utilisée pour l’enfouissement des cadavres d’animaux ont aussi été saisis », ainsi que des documents décrivant « les espèces dites ‘nuisibles’ à éliminer et retraçant les destructions effectivement réalisées ». Les investigations, menées par la brigade de recherches d’Orléans et le service départemental de l’OFB, ont confirmé « les faits initialement dénoncés », en établissant que « ces pratiques sont en cours depuis de nombreuses années sur le domaine de chasse, et se produisent en toutes saisons, avec une intensification au printemps ».
(Avec AFP)


