
Élevage des animaux
La Fondation 30 Millions d’Amis lutte contre l’élevage intensif et les conditions de vie et d’abattage des animaux de ferme, en réponse à une attente croissante des citoyens pour un meilleur respect du bien-être animal.
Témoin d’un acte de maltraitance ?
Signalez-leLégislation
25.03.26 modifié le 01.04.26

Animaux domestiques et sauvages suscitent aujourd’hui la convoitise des trafiquants. Le trafic d’animaux est régulièrement présenté comme le troisième trafic au monde, après le trafic d’armes et le trafic de drogue. Une réalité contre laquelle se bat la Fondation 30 Millions d’Amis, qui œuvre en France comme à l’étranger pour enrayer ce fléau.
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Animaux domestiques et sauvages suscitent aujourd’hui la convoitise des trafiquants. Le trafic d’animaux est régulièrement présenté comme le troisième trafic au monde, après le trafic d’armes et le trafic de drogue. Une réalité contre laquelle se bat la Fondation 30 Millions d’Amis, qui œuvre en France comme à l’étranger pour enrayer ce fléau.
La France compte aujourd’hui plus de 25 millions de chiens et de chats : cela représente un marché de plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.
Chaque année, des centaines de milliers de chiots et de chatons naissent et sont proposés à l’achat sur le territoire français. Bien qu’une partie provienne d’élevages officiellement déclarés, une proportion importante est produite par des élevages clandestins en France (non déclarés et/ ou ne respectant pas la réglementation) ou des usines à chiots et chatons situées en Europe de l’Est, voire en dehors des frontières européennes.
Attirés par l’appât du gain, les vendeurs d’animaux se sont multipliés, encourageant les achats impulsifs d’animaux, dans les animaleries ou via internet. Les animaux importés de l’étranger sont produits à moindre coût et vendus à prix d’or sur le marché français.
Le plus souvent élevés en batterie, avec un contrôle sanitaire quasi inexistant, chiots et chatons sont arrachés à leurs mères devenues de véritables « machines à reproduire ». Âgés de 7 à 8 semaines, ces animaux n’ont pas été sevrés et sont la proie de diverses maladies (maladie de Carré, pneumopathie, parvovirose, rage). De même, n’ayant pas été sociabilisés dès leur naissance, ils peuvent par la suite développer de graves troubles comportementaux.
Environ 100 000 animaux de compagnie entreraient illégalement sur le territoire français chaque année.
À savoir : Désormais, toute personne qui veut produire puis vendre un chiot ou un chaton doit préalablement se déclarer auprès de la chambre d’agriculture et obtenir un numéro SIREN, afin de dissuader les portées « de loisir » et de contribuer à la lutte contre l’abandon.
Malgré des évolutions législatives visant à réduire la vente de chiens et de chats via internet, des milliers de chiens et de chats sont encore vendus illégalement par le biais de plateformes de petites annonces. Journaux gratuits et plateformes en ligne alimentent le trafic d’animaux de compagnie et le développement d’élevages « mouroir ».
Trop nombreux sont encore les particuliers qui font reproduire leur animal de compagnie et vendent, au mépris de la réglementation en vigueur, la progéniture à des acquéreurs peu informés sur les besoins de l’animal ou sur l’engagement et les contraintes que représente cette arrivée au sein du foyer. Une situation qui mène à des abandons ou à des maltraitances, volontaires ou par négligence, dont la première victime est l’animal.
La Fondation 30 Millions d’Amis dénonce également régulièrement la poursuite de la vente illégale de chiots et de chatons en animalerie, malgré l’interdiction légale entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2024.
Retrouvez ci-dessous notre dernière enquête vidéo sur le sujet.
À ce constat s’ajoutent les millions d’animaux victimes du braconnage. Éléphants, rhinocéros, singes, baleines, requins, pangolins… Malgré différents niveaux de protection mis en œuvre pour protéger ces espèces parfois menacées d’extinction – comme la Convention de Washington (CITES*) à l’échelon international – les trafiquants redoublent d’imagination et ont recours à des méthodes d’une cruauté sans nom pour traquer et tuer ces animaux.
Objets d’ornement, vêtements et accessoires, mais aussi espèces sauvages et exotiques utilisées comme animaux de compagnie ou dans le cadre de spectacles : les formes de commerce varient, mais le trafic demeure lucratif.
Le trafic d’espèces sauvages est considéré comme la troisième activité de criminalité transnationale la plus lucrative au monde et est évalué par certains experts autour de 20 milliards de dollars par an, même si la clandestinité laisse penser que le chiffre réel peut être plus élevé. Aujourd’hui, ce trafic est souvent lié à d’autres réseaux criminels, et est reconnu comme l’une des principales causes de disparition des espèces.
Il est urgent de renforcer la protection des espèces dans leur milieu naturel et de mettre en place de véritables garde-fous au trafic international d’espèces sauvages, qui ne fait que progresser et participe à la 6ᵉ extinction de masse de la biodiversité qui s’annonce.
* Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), dite Convention de Washington.
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Ne pas acheter, conserver le lien et les éléments visibles (captures, coordonnées) puis signaler aux autorités compétentes (services vétérinaires/DDPP, gendarmerie/police).
L’adoption réduit la demande d’achats rapides et soutient les structures d’accueil partenaires qui prennent en charge des animaux victimes d’abandon ou de filières illégales.
Un souvenir “exotique” (ivoire, peaux, dents, cornes, objets travaillés) doit alerter. En cas de doute, il faut s’abstenir et vérifier les règles applicables (CITES/douanes).
Séparation trop précoce, sevrage incomplet, contrôle sanitaire insuffisant et sociabilisation déficiente peuvent conduire à des maladies et à des troubles du comportement.