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05.08.21 modifié le 18.04.26

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Intelligence animale : les girafes formeraient des liens sociaux aussi forts que les éléphants !

Chez les girafes, les femelles tisseraient des liens forts entre elles pour prendre soin des jeunes. ©AdobeStock

Solidaires, et non pas solitaires ! Selon une étude britannique synthétisant les connaissances scientifiques récentes à leur sujet, les girafes formeraient des liens sociaux complexes, en particulier entre les femelles. Un atout pour la survie des jeunes et de l’espèce toute entière, menacée d’extinction. Les précisions de 30millionsdamis.fr.

Leur regard domine la savane africaine. Hautes de plus de quatre mètres à l’âge adulte, les girafes passaient jusqu’à récemment pour des animaux au caractère social peu développé. Une équipe de chercheurs de l’université de Bristol (Angleterre) a rassemblé plus de 400 études scientifiques publiées à leur sujet. Leur synthèse, parue dans la revue Mammal Review (2/8/2021), évoque pourtant une structure sociale matrilinéaire – basée sur l’ascendance maternelle – dont la complexité serait équivalente… à celle des éléphants, des primates ou des cétacés !

Le rôle clé des « grands-mères » girafes

Je suis stupéfiée qu’une espèce aussi charismatique ait pu être aussi peu étudiée.
Zoe Muller, Université de Bristol

Si les mâles ne maintiendraient des relations qu’avec leur propre mère, les femelles tisseraient en revanche des liens forts entre elles pour prendre soin des jeunes. Ainsi, lorsqu’un girafon meurt, d’autres femelles que la mère manifesteraient – elles aussi – des signes de détresse émotionnelle. En outre, les girafes compteraient parmi les rares espèces animales – avec les éléphants, les orques et les humains – pour lesquelles les femelles dépassent l’âge auquel elles cessent de participer à la reproduction. « Mon hypothèse est que les « grand-mères » girafes jouent probablement un rôle important dans la survie des membres du groupe auxquels elles sont apparentées, affirme Zoe Muller, biologiste et co-auteure de l’étude, interrogée par CNN. Les grand-mères ont plus de chance d’être des puits de savoirs pour le groupe, tout en participant aux soins des jeunes ».

« La chose la plus surprenante pour moi, c’est qu’il ait fallu attendre 2021 pour reconnaître que les girafes ont un système social complexe, s’étonne la biologiste de l’Université de Bristol. Je suis stupéfiée qu’une espèce aussi charismatique et connue ait pu être aussi peu étudiée jusqu’à récemment. » Selon les auteurs, l’amélioration des connaissances au sujet des girafes à partir de 2010 serait due notamment au développement d’outils d’observation et de suivi. Toutefois, d’autres mystères restent à élucider, à l’instar de la façon dont les individus communiquent entre eux. Des savoirs qui s’avéreront précieux afin de mieux protéger ces mammifères, dont les populations ont chuté de 40 % ces trente dernières années, et à ce titre classés dans la catégorie « Vulnérable » sur la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

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