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01.06.22 modifié le 16.04.26
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Loups et rapaces empoisonnés dans les Alpes : l'enquête classée sans suite

L'enquête diligentée après l'empoisonnement de loups et rapaces a été classée sans suite (Photo d'illustration). ©Pixabay / AdobeStock
Le parquet d’Albertville (73) a classé sans suite l’enquête diligentée après l’empoisonnement d’animaux sauvages protégés en mars 2021 : aucun auteur n’a pu être identifié (1/02/2022). 30millionsdamis.fr regrette que les destructions d’espèces protégées ne soient, en pratique, qu’exceptionnellement sanctionnées.
Classement sans suite ! Malgré les moyens mobilisés pendant plus d’un an par la police de l’environnement et la gendarmerie nationale pour rechercher les personnes à l’origine de la mort de plusieurs animaux d’espèces protégées, l’enquête diligentée par le parquet d’Albertville n’aura finalement pas abouti. « Aucun auteur n’a pu être identifié, déplore la procureure Anne Gaches. La procédure va donc être classée sans suite« .
Empoisonnés par des substances interdites depuis 2008
En mars 2021,
Une enquête avait alors été ouverte pour destruction non autorisée d’espèce animale protégée. Les recherches menées par la suite sur les lieux avaient permis la découverte de nombreux animaux morts, renards, grand corbeau, fouine mais également bovin et chiens; dont plus d’une dizaine intoxiqués au carbofuran, parfois à de très fortes doses. « Ces éléments démontraient que des dépôts d’appâts empoisonnés étaient régulièrement pratiqués« , note la procureure.
L’affaire classée sans suite pour auteur non identifié
De nombreuses personnes ont été entendues dans le cadre de l’enquête, tandis que des surveillances de nuit et pièges photographiques ont été mis en place. Un renard au comportement anormal a été découvert en février 2022 à Bramans dans le même secteur, et des analyses ont permis d’établir qu’il avait absorbé lui aussi du carbofuran, ainsi que du brodifacum, un raticide. Une opération a été conduite le 24 mai 2022 pour rechercher les produits mis en cause dans des bâtiments d’exploitation, ainsi que des perquisitions. Malheureusement, comme souvent, les auteurs de ces actes n’ont pas été identifiés.
En pratique, les sanctions prévues par la loi ne sont jamais appliquées car
(Avec AFP)


