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20.08.21 modifié le 18.04.26
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Un conducteur percute délibérément un taureau échappé d’une arène en Espagne

Les images du taureau percuté de plein fouet par un véhicule dans les rues de Brihuega sont particulièrement choquantes./Capture d'écran Twitter
Les images d’un taureau heurté par une voiture et possiblement battu à mort après s’être échappé de l’arène à Brihuega (Castille-la-Manche) a suscité l’émotion en Espagne début août 2021. Des ONG de protection animale ont indiqué à 30millionsdamis.fr avoir déposé plainte, l’animal ayant été maltraité en dehors de l’arène.
Coupable… d’avoir goûté à la liberté. « Campanito », un taureau qui s’est échappé d’une arène espagnole et de ses festivités sanglantes, n’a malheureusement pas été épargné par la cruauté humaine (7/8/2021).
Polémique autour des circonstances de la mort du taureau
L’animal, qui a légèrement blessé deux passants lors de sa fuite nocturne, a été sauvagement percuté par un véhicule à toute vitesse dans les rues de Brihuega, près de Guadalajara (Castille-la-Manche). Selon des témoins, il aurait ensuite été battu à mort par ses poursuivants – ce que dément le maire Luis Viejo, qui affirme que l’animal « a été tué par une personne autorisée ».
« De tels faits arrivent tous les ans dans les festivals taurins de ces villages, condamne Aïda Gascón, directrice de l’association de protection animale AnimaNaturalis. Cela termine souvent par la mort brutale des taureaux voire même de personnes ! Nous ne laisserons pas cette affaire impunie. La seule chose dont est coupable Campanito, c’est d’avoir fait ce que chacun aurait fait à sa place : fuir la maltraitance, la torture et ses agresseurs ».
Les fêtes cruelles pour les animaux sont encore légion en Espagne
De tels faits arrivent tous les ans dans les festivals taurins de ces villages.
Aïda Gascón – AnimaNaturalis
A l’instar d’AnimaNaturalis, le parti animaliste espagnol (PACMA) a affirmé « déposer une plainte pénale contre les personnes qui ont tué ce taureau » car cette scène « s’est déroulée en dehors de l’arène », précise Laura Duarte, porte-parole de PACMA. Une plainte vise également l’organisateur de l’événement pour un manquement à la sécurité. S’il dit « partager la tristesse et la stupeur suite à l’accident », l’édile affirme que les « images partagées sur les réseaux sociaux ne montrent que quelques secondes de ce qu’il s’est passé » et que « les informations de certains médias ne correspondent pas à la réalité ».
« Chaque année, ce sont plus de 18 000 fêtes cruelles qui se déroulent en Espagne, pointe Aïda Gascón, contactée par 30millionsdamis.fr. Parmi celles-ci, il y a près de 2500 toros embolados (taureaux enflammés par les cornes, NDLR). D’autres sont immobilisés, tirés par des cordes, envoyés à l’eau… Ces chiffres se maintiennent année après année. Si certaines communes arrêtent d’organiser de telles festivités, d’autres augmentent le nombre d’événements. »
La Fondation 30 Millions d’Amis se joint à ses homologues outre-Pyrénées pour demander l’interdiction de ces « fêtes » cruelles pour les animaux.


