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12.10.22 modifié le 18.04.26
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En Corrèze, Maurice le sanglier autorisé à rester dans sa famille d'accueil

Recueilli en 2014 par une famille d'accueil alors qu'il était blessé, Maurice le sanglier était menacé d'euthanasie depuis 2 ans : aujourd'hui, il est en principe sauvé ! ©Sauvez Maurice /Facebook
Maurice, un sanglier recueilli blessé en 2014 par un couple de Montaignac-sur-Doustre (Corrèze) et menacé d’euthanasie administrative depuis deux ans, a finalement été autorisé par la justice à rester dans sa famille d’accueil (11/09). Une décision que salue la Fondation 30 Millions d’Amis.
Victoire pour Maurice ! Ce sanglier mâle, qui vit désormais dans un enclos protégé en compagnie de chèvres, poules et oies, ne sera pas retiré à ses hôtes, selon le Tribunal correctionnel de Tulle.
Le propriétaire de l’animal, William Vayne, comparaissait pour « prélèvement sans autorisation dans le milieu naturel d’animaux vivants dont la chasse est autorisée » et de « détention non autorisée d’animal d’espèce non domestique« . S’il a été reconnu coupable d’avoir gardé chez lui le mammifère, aujourd’hui domestiqué, il a toutefois été dispensé de peine du fait de la régularisation de l’animal, effectuée auprès de la préfecture il y a quelques mois.
Un animal choyé par sa famille d’accueil depuis 2014
« On ne peut pas dire que c’est une espèce protégée et chassable en même temps, ce qui pose un premier problème pour l’infraction de détention ; le prélèvement est assimilé à une capture, or l’animal est arrivé chez eux« , a souligné l’avocat du prévenu, Me Patrice Grillon.
L’affaire avait débuté en mars 2019 après une dénonciation anonyme aux services de l’Office français de la biodiversité (OFB), à la suite de laquelle M. Vayne avait demandé à la préfecture l’autorisation de détenir l’animal. Elle lui avait été refusée « en raison de l’origine illégale du sanglier« . « Nous l’avons soigné, j’ai tenté de le faire partir ensuite mais il revenait toujours. Alors on l’a gardé« , a expliqué à l’audience le trentenaire qui avait tenté en vain, aussi, de trouver un refuge habilité. J’espère que Maurice restera à la maison pour continuer à vivre des jours heureux« .
« La balle est désormais dans le camp du préfet« , nuance la famille d’accueil sur la page Facebook « Sauvez Maurice », la préfecture pouvant encore décider de poursuivre l’affaire devant un tribunal administratif. Une issue que la Fondation 30 Millions d’Amis redoute : en 2020, elle appelait au simple bon sens, « l’animal n’étant un danger pour personne et sa famille s’en occupant avec attention et dévouement depuis 2014« . À l’instar du cas Maurice, d’autres histoires similaires se sont heureusement bien terminées, comme pour Juliette, autorisée à rester chez son sauveur Jean-Claude.
(Avec AFP)


