
Chasse
La Fondation 30 Millions d’Amis dénonce les dangers et la cruauté de la chasse en France et milite pour des restrictions fortes, voire son abolition, afin de mieux protéger les animaux sauvages et les usagers de la nature.
Témoin d’un acte de maltraitance ?
Signalez-leLégislation
25.03.26

Au XXIᵉ siècle, il est insupportable de voir des animaux sacrifiés pour les besoins de la science et que si peu de moyens soient mis en œuvre pour bannir définitivement le recours au modèle animal. Alors que plus de 12 millions d’animaux sont sacrifiés chaque année en Europe – dont 2 millions en France – sur l’autel de la science, la Fondation 30 Millions d’Amis lutte pour mettre fin à ce calvaire.
Derrière l’expression « animaux de laboratoire », des êtres vivants subissent des procédures dont l’objectif, souvent, pourrait être atteint autrement. Les progrès scientifiques existent ; le passage à l’échelle reste trop lent.
Depuis le 11 mars 2013, grâce aux instances européennes, la France – à l’instar des autres pays de l’Union – interdit désormais les produits cosmétiques testés sur les animaux, épargnant ainsi le sacrifice annuel de 240 000 animaux.
Cette avancée prouve qu’un changement est possible lorsqu’un calendrier est fixé, que les alternatives sont encouragées et que la volonté politique suit.
Ce qui est interdit
Ce qui reste autorisé
La directive 2010/63/UE encadre l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques dans l’Union européenne.
Malgré certaines avancées – comme la mise en place de comités d’éthique – le texte ne va pas assez loin : la directive, telle qu’elle est appliquée, autorise encore le sacrifice de plus de 12 millions d’animaux par an dans la recherche, l’enseignement, l’armement, la pharmacologie ou encore la toxicologie.
Par ailleurs, la directive 2010/63/UE repose sur un principe appelé « 3R » qui constitue le fondement de la démarche éthique appliquée à l’expérimentation animale en Europe et en Amérique du Nord : remplacer l’animal dès qu’une méthode alternative existe, réduire le nombre d’animaux utilisés lorsque le remplacement n’est pas encore possible, et raffiner les procédures pour limiter la douleur, la souffrance et la détresse.
Si ce principe est au cœur du cadre européen, la réalité du terrain montre un écart persistant entre l’objectif affiché et la dépendance au modèle animal.
Il est largement admis que les tests sur les animaux sont éthiquement condamnables, scientifiquement peu fiables et très onéreux. Chaque espèce a des réactions biologiques déterminées par son patrimoine génétique – unique – et une espèce animale ne peut être un modèle pour aucune autre espèce.
Une question traverse aujourd’hui la recherche : pourquoi conserver un modèle dont la transposition est limitée, alors que des méthodes plus prédictives se développent, parfois plus proches de la physiologie humaine ?
De nombreuses avancées scientifiques permettent de sortir du modèle animal : biologie cellulaire, toxicogénomique, bio-ingénierie, recherche in vitro, in silico, imagerie médicale…
Les méthodes « organes et organoïdes sur puces » visant à faire avancer la médecine sans recourir à l’expérimentation animale illustrent cette dynamique : ce sont de mini-systèmes biologiques et microfluidiques, utilisés pour étudier des maladies, évaluer l’efficacité ou la toxicité d’une molécule, sans passer par l’animal.
En 2025, un sondage Fondation 30 Millions d’Amis / Ifop montre que 86 % des Français sont favorables à l’interdiction totale de toute expérimentation animale lorsqu’il est démontré que des méthodes substitutives existent.
Ce résultat dessine une attente claire : accélérer la transition, dès lors que la science offre d’autres voies.
Objectif : renforcer l’argumentaire sans répétition.
La Fondation 30 Millions d’Amis soutient le développement d’alternatives à l’expérimentation animale présenté en 2023 par la France, dans le cadre du plan « France 2030 », où 48,4 millions d’euros sont alloués au programme « organes et organoïdes-sur-puces » précédemment évoqué.
La Fondation 30 Millions d’Amis a financé à hauteur de 43 000 € le test Valitox, programme initié en 2007, visant à fournir des alternatives aux essais sur animaux dans le cadre des règlements européens, notamment REACH.
Le projet a été soumis à l’ECVAM (Centre Européen de Validation des Méthodes Alternatives), étape indispensable à une mise en application.
La Fondation a relayé l’initiative citoyenne européenne « Stop vivisection », qui a rassemblé plus d’un million de signatures certifiées et visait à mettre un terme à l’expérimentation animale en Europe.
La Fondation recueille, en coopération avec des organismes tels que le GRAAL, des animaux rescapés des laboratoires et finance leur réhabilitation.
Grâce à votre don, la Fondation peut financer le développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale et organiser le sauvetage d’animaux de laboratoire pour leur offrir une « retraite » heureuse après une vie dédiée aux expérimentations.
Être donateur mensuel c’est devenir Maître de Cœur pour durablement secourir, soigner et protéger les animaux en détresse.
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Un animal utilisé dans des procédures de recherche, d’enseignement ou d’évaluation (toxicologie, pharmacologie…), dans un cadre réglementé.
L’interdiction concerne les cosmétiques mis sur le marché européen. D’autres secteurs restent couverts par la directive 2010/63/UE (recherche, toxicologie, pharmacologie, etc.), où l’usage d’animaux demeure autorisé.
La directive encadre l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques dans l’Union européenne (autorisations, contrôles, comités d’éthique), tout en maintenant la possibilité d’y recourir.
Les approches in vitro reposent sur des cellules ou tissus (souvent humains) en culture ; les approches in silico s’appuient sur la modélisation et la simulation informatique pour prédire des effets, orienter la recherche et limiter les procédures sur animaux.
Ces dispositifs permettent d’étudier des mécanismes biologiques et de tester des substances sur des puces dans des conditions proches du vivant, avec un objectif affiché de réduction du recours au modèle animal.
Des structures spécialisées organisent des sorties de laboratoire, une préparation au transport, puis l’accueil dans des lieux adaptés, avec un suivi d’adaptation.
Signer la pétition, soutenir financièrement le développement d’alternatives et relayer les campagnes d’information.